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L’affaire “Egunkaria”, désavoeu pour la justice espagnole

Jean-Jacques Bozonnet 2010-04-19 Le Monde lotura

Les tempes grisonnantes et le cheveu parfois raréfié, les cinq quinquagénaires qui posent tout sourire, ce mardi 13 avril, à la une de la presse espagnole sont d’honorables hommes de presse. La veille encore, pour la justice, Martxelo Otamendi, Xabier Oleaga, Juan Mari Torrealdai, Txema Auzmendi et Inaki Uria étaient de présumés terroristes liés à l’ETA. Ils risquaient de 12 à 14 années de prison. Les voilà acquittés.

Sur leur visage, on lit du soulagement au terme d’une procédure de sept ans, mais aussi le sentiment aigre-doux d’un immense gâchis. “Dans le meilleur des cas, on a réussi à arrêter provisoirement la roue de l’injustice”, ont-ils répondu à ceux qui pensaient que justice leur avait été faite. S’ils ont été blanchis de toutes les accusations par l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale d’Espagne, leur “bébé”, Euskaldunon Egunkaria (le journal des bascophones), le premier quotidien intégralement en langue basque, a depuis longtemps disparu, victime d’une condamnation à mort sans procès.

Les 33 pages du verdict de l’Audience nationale sont un cruel désaveu de l’instruction à charge menée par le juge Juan Del Olmo Galvez, qui ordonna la fermeture temporaire du quotidien, le 20 février 2003, et l’arrestation d’une dizaine de ses cadres. Ce jour-là, trois cents policiers ont participé au coup de filet dans les diverses rédactions d’Egunkaria à Andoin, Pampelune et Bilbao. Créé en 1990, le journal vendait 15 000 exemplaires, comptait 40 000 lecteurs réguliers. Il employait 151 personnes et vivotait sans trop de difficultés grâce à quelques subventions publiques, comme celle du gouvernement basque.

Se fondant sur des documents saisis par la police au début des années 1990, le magistrat justifie la fermeture du journal par le fait qu’il “a été créé, financé et dirigé par l’ETA” et qu’il “diffuse dans ses pages l’idéologie terroriste”. Le ministre de la justice de l’époque, José Maria Michavila, du Parti populaire (PP, droite), confirme que “c’est un instrument de l’action terroriste”. Pour les juges d’aujourd’hui, “rien n’indique qu’il ait défendu les idées du groupe terroriste, qu’il ait publié le moindre article favorable au terrorisme ou aux terroristes, ni même que sa ligne éditoriale eût une quelconque orientation politique”.

L’Audience nationale va plus loin en estimant que la décision de fermeture “n’était pas directement autorisée par la constitution” et “manquait d’une base légale spécifique explicite”. Le préjudice est d’autant plus grand pour “le pluralisme, la valeur la plus importante de notre système après la liberté” que “les lecteurs en euskera (langue basque) ne pouvaient compter que sur cette publication quotidienne”. A l’époque, l’atteinte à la liberté d’expression avait provoqué un tollé dans les médias espagnols et réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans les rues de Saint-Sébastien.

Le plus étonnant dans l’affaire Egunkaria est l’acharnement du juge et des deux plaignants, l’Association des victimes du terrorisme (AVT) et Dignité et justice. Si la colère peut aveugler le jugement de victimes, comment expliquer l’insistance d’un magistrat face à un dossier tellement vide que le parquet lui-même s’était prononcé en 2007 contre l’ouverture d’un procès ? Les diverses audiences, cet hiver, n’ont fait que confirmer les lacunes d’une enquête mal ficelée. Pour les juges de l’Audience nationale, “l’accusation n’a pu prouver que les prévenus aient eu la moindre relation avec l’ETA.” Ce qui rend leur mise en cause “incompréhensible”.

Trois des dirigeants innocentés restent poursuivis, avec cinq autres cadres de la société éditrice d’Egunkaria, pour falsification des comptes et fraude fiscale. Pour ce volet financier du dossier, ils risquent jusqu’à 26 ans de prison. Des peines démesurées s’il s’agit de simples malversations comptables au sein d’une PME. Mais les deux associations accusatrices persistent à soupçonner un blanchiment d’argent au profit de l’organisation indépendantiste armée, bien que, dans le procès qui vient de s’achever, les juges n’aient pas trouvé trace d’un quelconque financement illicite du journal.

La promotion de la culture basque – qui était l’objectif affiché par Egunkaria depuis son premier numéro – est-elle forcément suspecte d’arrière-pensées extrémistes ? Y aurait-il un terroriste derrière chaque bascophone ? Une telle paranoïa existe, selon la sentence de l’Audience nationale : “La vision étroite et fausse selon laquelle tout ce qui a à voir avec la langue et la culture basques est instrumentalisé et contrôlé par l’ETA conduit, dans le processus pénal, à une évaluation erronée des données et des faits, ainsi qu’à l’inconsistance de l’accusation”, analysent les magistrats madrilènes.

L’étrange cas Egunkaria apporte de l’eau au moulin de ceux qui dénoncent une “criminalisation de la gauche abertzale” (“patriotique”) et du mouvement nationaliste radical quand la police arrête des intellectuels et des avocats soupçonnés eux aussi d’“appartenance” ou de “liens” avec l’ETA. Ou quand la justice, applaudie par les partis de tous bords, interdit des formations et des listes indépendantistes au nom de la lutte antiterroriste. A Bilbao, le 25 avril, une fête est prévue pour “les cinq d’Egunkaria” et tous ceux qui les ont soutenus depuis sept ans. On y festoiera et, méfiance, on y parlera basque.

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apirila 21, 2010 Posted by | Uncategorized | , , | Utzi iruzkina

Como pulir un avión con piedra pómez a 900 kilómetros por hora

Lara Otero 2010-04-18 El País lotura

“Como pasar el avión por una piedra pómez”. Así describe un piloto experto en seguridad el efecto del encuentro de una aeronave con una nube de ceniza volcánica. La velocidad a la que vuela el avión (unos 900 kilómetros por hora en crucero) y el tamaño, en ocasiones diminuto, de las partículas de feldespato, cuarzo y otros minerales hace que el pulido sea intenso en las superficies del avión. La ceniza tapa los sensores que proporcionan información a los sistemas del avión. Además, el dióxido de azufre en la nube absorbe vapor de agua y se convierte en ácido sulfúrico, que corroe las superficies y crea microgrietas.

Lo más peligroso es el daño a los motores. Por un lado, la erosión en las palas del compresor reduce la eficiencia, y por otro la ceniza se funde con el calor de la cámara de combustión, formando una sustancia como el cristal, fundido o incluso sólido. Eso bloquea el flujo de aire, el motor se inflama y se cala.

Ese riesgo sólo se puede evitar con un seguimiento riguroso de los volcanes activos para alertar lo antes posible a las autoridades de navegación para que prohíban volar en las zonas afectadas. Porque los pilotos pueden no darse cuenta de que están entrando en una nube de ceniza: no siempre se aprecia a simple vista (y menos de noche) y además los radares de a bordo no detectan partículas tan pequeñas.

Las señales más habituales de que el avión se halla en una nube volcánica son el humo o polvo en la cabina, olor a azufre, luces brillantes en los bordes de los motores o la aparición del fuego de San Telmo (un resplandor de origen eléctrico) frente al cristal.

apirila 21, 2010 Posted by | Teknologia | , , , | Utzi iruzkina